Historique

Petite histoire du verger conservatoire

En 1986, est créée l’Association de conservation génétique (des espèces fruitières) dite des « Croqueurs de Pommes », en Jarez ; son siège est fixé au Domaine de la Catonnière, près de Rive de Gier. Mr. Marius BLANC, alors Président de la Société d’Horticulture, en sera le premier président.

De 1986 à 1990 : Les vergers de St Martin la Plaine, avec l’appui de Mr. René Charre, alors Maire de sa commune, et de St Paul en Jarez, avec l’appui de Mr. Lucien BORDE, instituteur et adjoint au Maire et de Mme Gisèle PEYRE, Institutrice, furent plantés par les « Croqueurs de Pommes », sur des terrains mis à disposition par les dites communes.

En 1990 : Mr. André CHAZALON, Maire de la Grand Croix et Président du PNRP du Pilat, propose un terrain situé en zone de protection naturelle de la Péronnière. Mr. Gilbert NICAISE, Vice-Président des Croqueurs de Pommes, alors conseiller agricole à la Chambre d’Agriculture de la Loire, en charge des zones fruitières, note cette offre, qui va concrétiser dans une histoire encore en devenir.

En 1991 : Par ses fonctions, et avec l’appui de Mr. Christophe DELAY, alors stagiaire, il avait contact avec Mr. Lucien GINOUX, ancien arboriculteur du Vaucluse, devenu « Manager » de la Maison Rocher, célèbre pour son « Cherry » élaboré à la Côte St André (38) à partir de griottes.

Ce dernier avait mis en place une collection de griottes et de cerises en périphérie de cette même ville. Or, la Maison Rocher dût s’associer à l’entreprise Neyret pour construire une entreprise plus moderne à Bourgoin Jallieu. Cette entreprise rachetée par le « Rhum Négrita », le site de la Côte St André devenant musée, le verger de collection allait disparaître pour laisser place à l’urbanisation. C’est alors, que les Croqueurs de Pommes proposèrent de sauvegarder les variétés implantées en les transférant à La Grand Croix.

Depuis 1992 : Un verger conservatoire de prunus domestiqués a été planté au lieu-dit La Péronniière sur un coteau jadis cultivé en vignes et exploité en sous sol par une mine carbonifère.

La mise en oeuvre a demandé débroussaillage et sous solage par entreprise et plantation par les Croqueurs de Pommes bénévoles, les hivers 92 et 93) (une petite aide financière avait été accordée la la Région Rhône-Alpes).

A l’origine, la collection comprenait :

  • 70 variétés de prunus Avium (cerises et bigareaux)
  • 30 variétés de prunus Cerasis (griottes et guignes)

Actuellement, elle est de l’ordre de 120 en cerisiers et griottiers, 50 en pruniers et, 8 variétés d’amandiers.

Cette implantation, sur un sous-sol minier, a laissé des zones impropres à la culture fruitière (source et imparfaitement drainables, déblais de sols destructurés, …)

Une partie importante du tènement parcellaire reste donc inutilisée .. et retourne au boisement spontané.

Dès 2002 : Projet d’arborétum

Le projet d’arborétum fut envisagé par Mr. M. BLANC, dès la plantation du verger, et quelques espèces forestières furent plantées en associant des élèves des écoles, puis, ce n’est qu’en 2002 qu’une étude d’implantation fut réalisée par Mr. Kamel ELIAS (Ste Pollen). Elle avait pour thème « La domestication fruitière des prunus« . Ce projet fut défendu par Mr. Daniel DANEYROLLES (ancien réalisateur de l’émission « Côté Jardin » sur FR3), étant alors Président de notre association.

Quelques espèces furent plantées, le projet primé au concours « Relation ville-campagne » par le « Patrimoine Rhône-Alpin » … mais le projet n’a pas avancé notamment faute d’engagement de la commune, propriétaire des lieux, et de l’incertitude de financement du projet … Depuis, sans perspectives, l’entretien est délaissé.

Et en 2013 : Le verger conservatoire se maintient mais, avec des difficultés d’entretien régulier, une évolution vers des conduites les plus écologiques est engagée …

La partie restante, qui retourne à … la forêt primitive ne pourrait-elle pas justement devenir un exemple maîtrisé, comme le préconise Mr. Gilles CLEMENT dans ses conceptions des Jardins en Mouvement, c’est une voie qui mérite d’être explorée, puis mise, éventuellement, en démonstration dans notre arborétum.